Littérature québécoise

Dans une vente de livres usagés, je suis tombée sur Jacques Poulin. Ce grand auteur québécois que je ne connaissais pas avant. Depuis, j’accumule ses livres chez moi! Dans les derniers jours, «Chat sauvage» a comblé mes temps libres.

Jack travaille comme écrivain libre. Il écrit des CV, divers textes et des lettres d’amour. Il vit paisiblement à Québec avec son ami Kim. Un jour, un vieil homme vient le voir pour une lettre d’amour à sa femme. Son attitude étrange intrigue Jack qui se met à le suivre. Sa traque le met sur la route de la petite Macha, une sans-abri. De petites anecdotes cocasses du passé de Jack refont surface dans la poursuite de cet homme.

Aux travers de mauvaises traduction française d’un livre de baseball, l’amour de la langue se sent. C’est un thème récurrent chez Poulin. Notre langue française est magnifique et particulièrement au Québec. Nous ne sommes pas qu’un peuple qui sacre à tout moment. J’avais d’ailleurs adoré l’un de ces romans dont il utilise le plus cette thématique : L’anglais n’est pas une langue magique.

Jacques Poulin nous plonge dans notre Vieux-Québec. Il livre un roman chaleureux dans notre petit chez nous. Dans un autre pays, ce livre à la main, j’aurais sûrement eu le mal du pays. Mon envie de mettre mes souliers, partir à l’aéroport pour prendre le premier avion en direction de la province francophone aurait été très forte!

Comme à son habitude, Jacques Poulin utilise une plume agréable et peaufinée. Sans être trop élevé, on rencontre des figures de style dans chaque paragraphe. Cela ajoute au plaisir de lecture comme on y est habitué avec cet auteur.

Au niveau de l’intrigue, la fin m’a laissée sur ma faim. Certains événements sont rester en surface alors que j’aurais aimé qu’on approfondisse, qu’on aille au centre du problème. J’aurais aimé savoir ce qui est arrivé aux vieux. J’aurais aimé en savoir d’avantage sur l’agression de Kim. Des questions restent sans réponse comme un feu laisser allumer au loin.

Bref, un récit au cœur de Québec, des personnages au travail hors du commun, des anecdotes cocasses, une œuvre de 189 pages chargée de chaleur québécoise. Ce roman n’est pas mon préféré de l’auteur, mais il reste une lecture agréable et tout en style.


Chat sauvage

Jacques Poulin

Leméac/acte sud (1998)

189 pages

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