Littérature étrangère

Assise sur mon lit, j’ai ouvert La route. Je ne connaissais rien de cette oeuvre post apocalyptique. C’est pour l’école que j’ai dû me procurer ce livre de l’américain Cormac McCarthy. On m’avait dit qu’il y avait eu une adaptation cinématographique, mais je ne l’avais pas vu. C’est dans un état d’esprit plutôt réticent que j’ai tourné les premières pages (quand c’est obligatoire… on n’en a pas toujours envie!). Mais comme il m’arrive souvent, j’ai été très contente de ma lecture. Un univers sombre, mais des personnages d’espoir.

La terre est ravagée. Maintenant remplie de cendres et de cadavres, la terre n’a plus rien à offrir. Un homme et son fils suivent la route. Ils portent le feu, ils sont bons. Ce n’est pas le cas de tous les survivants. Des cannibales cherchent les vivants pour se constituer un « garde-manger ». Au travers d’une marche infinie, les deux personnages se sentent investit d’une mission : l’homme de protéger et l’enfant d’aider.

À 65 ans, Cormac McCarthy devient père. C’est un âge avancé pour porter ce nouveau rôle et il trouve cela difficile. Il s’inspire donc de sa relation avec son fils pour le roman La route. L’homme et l’enfant ont des personnalités contradictoires qui se complètent à merveille. Le père est prêt à tout pour protéger son fils des horreurs du monde. Étant donné qu’il a connu la vie quand il y avait de la couleur, il est nostalgique et plutôt pessimiste. Le fils représente l’espoir et la bonté humaine. Durant tout le roman, il est tiraillé entre le fait d’aider les survivants qu’ils rencontrent et se sauver pour se protéger.

Le style d’écriture très minimaliste m’a d’abord troublée et dérangée. Aucune marque d’émotion n’est présente dans le texte, cela crée une distanciation et un sentiment étrange chez le lecteur. Les dialogues, intégrés aux paragraphes, n’utilisent pas la formule traditionnelle des tirets.  Une fois plongé dans l’histoire, on se laisse aller au rythme lent de lecture qui accentue la marche sans fin des personnages.

Les œuvres post apocalyptique ne font pas souvent partis de mes lectures, mais celle-ci m’a beaucoup plu. Pour les personnages, pour l’univers et pour l’écriture, je recommande ce livre de McCarthy.


La route
Cormac McCarthy
Points (2008)
 251 pages

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