Littérature québécoise

Voyager, c’est le rêve de beaucoup de gens. Tout arrêter pour partir à l’aventure de notre planète, j’en rêve moi aussi, mais pour ça, il faudrait connaître notre univers à nous. Voyage léger place un personnage en peine d’amour qui veut fuir avec sa caméra, se découvrir. Ce petit roman est l’oeuvre de Mélissa Verreault et publié au départ chez La peuplade en 2011 puis chez Bibliothèque québécoise.

J’ai eu la chance de découvrir cette auteure grâce à deux romans L’angoisse du poisson rouge et  Les voies de la disparitionJ’ai adoré mes lectures et j’ai eu envie d’en apprendre plus. Je l’ai donc contactée et elle m’a fait l’honneur d’accepter de répondre à mes courriels et cela a donné un super article dans la revue Euphorie romanesque. Après mes conversations avec elle, je n’ai pus résister à l’envie de lire ses autres romans comme Voyage léger. 

Un petit roman de 279 pages contenant de petits chapitres. De deux à quatre pages en moyenne, les chapitres ressemblent davantage à des nouvelles. Le style est aéré voir aérien. L’auteure s’arrête sur des moments précis de la vie de la jeune femme qui au final racontent une histoire.

Elle a pris un taxi, direction l’aéroport. Valise à la main, elle a acheté un billet pour le premier avion. Au moment d’embarquer, de tous laisser tomber, de partir loin, elle s’arrête, se tourne et revient sur ses pas. Un autre taxi, direction l’hôtel le moins cher. Près de chez elle, mais à la fois si loin, elle est en quête de son identité et du bonheur. Seulement, quand l’on cherche on ne trouve pas. Elle se laisse aller, vit au jour le jour, elle ne planifie rien et se laisse aller au gré de ses envies. Appareil photo à la main, elle crée des cartes postales avec des inconnus. Des gens ordinaires qui lui ont fait faire un bout de chemin vers le bonheur.

« Mais les photos me permettent avec le recul de remarquer certains détails qui m’avaient échappé au moment où la scène se déroulait. » (p.92)

J’ai d’abord été prise au dépourvu par le style d’écriture. Les chapitres semblent placés de manière disparate au départ, mais plus l’on avance dans les sections, plus ça se place. Je me suis laissée guider par la légèreté Mélissa Verreault et je n’ai pas été déçue.

Chercher le bonheur, se chercher soi, restent des missions pas facile. Comment faire dans ce monde construit comme un moule où l’on nous dit quoi faire et comment faire? Il suffit de ne pas chercher. C’est du moins ce que nous conseil l’auteure de Voyage léger.

« Je n’en retiens qu’une chose : regarder sans chercher reste la seule manière de trouver. » (p.174)

Mélissa Verreault écrit des romans engagés, des romans qui mènent à réflexion. Elle souhaite que l’on retire de nos lectures et c’est réussi avec ce petit roman. Une plume magnifique, un sentiment de liberté, une légèreté remplissent cette oeuvre. À mettre dans votre sac cet été!


Voyage léger

Mélissa Verreault

Bibliothèque québécoise (2011)

179 pages


**Vous avez trouvé des fautes? Oui, ça m’arrive. Vous pouvez me les signaler par courriel au : kiml@euphorieromanesque.com. Je me dépêcherai de les corriger!**

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